Decameron-19

2020

Un projet de Sylvain Creuzevault auquel nous avons eu le plaisir de participer (merci Nicolas Jacquot), pour accompagner le premier confinement Covid-19 :


“C’est le printemps ! Maintenant qu’un milliard d’individus est tenu de rester chez lui, je me suis dit qu’il serait simple et vrai de faire enregistrer chaque nouvelle par des actrices et des acteurs de plusieurs pays, en plusieurs langues. J’ai écrit aux acteurs que je connais en France, mais également en Autriche, en Allemagne, en Italie, en Suisse, au Royaume-Uni (eux, je sais pas pourquoi ils n’ont pas répondu), une connaissance avait même une amie islandaise, j’invite encore. Ils m’ont répondu. Qu’ils soient ici remerciés. Ils sont 100, ils pourraient être 1000. D’ici à la fête de la Saint-Jean, nous aurons écouté ensemble Le Décaméron de Boccace, recueil de cent nouvelles, écrit entre 1349 et 1353, après la pandémie de peste noire de 1348. Alors là, les amis, vraiment, c’est à deux pas, presque 700 ans. Sept femmes et trois hommes sont retirés à quelques kilomètres de Florence, confinés. Et que font-ils ? Ils se racontent des histoires.

Nous avons demandé à des acteurs d’enregistrer depuis chez eux les nouvelles du Décaméron de Boccace. Ils ont répondu. Une série de miniatures sonores, de petites histoires du XIVe siècle. À partir du mardi 24 mars 2020, tous les jours à 8h, lundimatin publiera une nouvelle, lue par des acteurs français, mais aussi allemands, autrichiens, italiens, et autres. Cent nouvelles, une par jour, au petit déj pour les abdos et les zigos.”


L’ensemble des nouvelles mises en musique : lundi.am/decameron-19

The Art of Drone Warfare

2019, for radiowaves and electronic.

This piece was composed for the Art of Drone Warfare popup exhibition in the Millenium Gallery, Sheffield.

Drones are the first step to an externalisation of war: acquisition of data and engagement are made from a distance, through sensors. Intelligence becomes primordial to contextualise the data received and surveillance – also made from a distance through sensors – arise as a central and constant need. A probably extreme reading of this could be to establish a parallel with predictive maintenance: a constant remote surveillance to establish when, where and how take action.

An underlying ominous presence was then the main idea behind the music. Distant voices, stolen communications, non-directional melodies, juxtaposition of elements: if it’s enough to build something, is it enough to build a meaning?

Commissioned by the University of Sheffield.
special thanks to Beryl Pong